"Il Risorgimento"...

Qu'est-ce que c'est ??...

 

Le Risorgimento (mot italien signifiant « résurgence » ou « renaissance » du verbe risorgere « resurgir », ou en français « résurrection » ou mieux « résurgence », dans un sens réel et figuré), est l'ensemble des événements qui ont mené à la complète libération de l'Italie et à l'unification du pays sous l'impulsion de Giuseppe Garibaldi et Giuseppe Mazzini: le premier sera "l'homme d'action" capable de conquérir un royaume avec peu d'hommes, le second sera le théoricien de la révolte.

C'est la période de l’histoire de l'Italie dans la seconde moitié du XIXe siècle au terme de laquelle les rois de la maison de Savoie unifient la péninsule italienne par l'annexion de la Lombardie, de Venise, du royaume des Deux-Siciles, du duché de Modène et Reggio, du grand-duché de Toscane, du duché de Parme et des États pontificaux au royaume de Sardaigne.

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De 1821 à 1870

Le risorgimento naît d'un mouvement spirituel et idéologique et d'une envie de renouvellement commencé au XVIIIème siècle; ses idéaux sont des idéaux de dignité et de liberté.
Il est la conscience du fait qu'existait une Italie "historique" destinée à créer une unité politique et à devenir un Etat.

Évolution territoriale durant le Risorgimento:

1820: premières révoltes napolitaines et de la "carboneria".

Un carbonaro est, au sens propre, un fabricant de charbon de bois. Au début du XIXème siècle, les carbonari sont encore nombreux dans les montagnes forestières de l'Italie du Sud. Pendant l'occupation française du royaume de Naples, de1806 à 1815, de nombreux irréguliers, mi-bandits mi-soldats, les ont rejoint pour y être plus en sécurité et pouvoir ainsi mener leur combat contre la domination étrangère ; tout naturellement, ils ont pris le nom de carbonari, étant précisé que, eux, étaient en odeur de sainteté auprès des monarchistes, des autorités religieuses et de l'Empire autrichien puisqu'ils luttaient contre l'envahisseur. Toutefois, avec la restauration des Bourbons sur le trône de Naples, la Carbonaria devient une société secrète, car, désormais, son but est d'abattre l'absolutisme monarchique et de conquérir des libertés politiques par le biais d'une constitution.

1859, à l'issue de la Première guerre d'indépendance la République de Saint-Marc devient brièvement indépendante.

deuxième guerre d’indépendance: au contraire de la première la deuxième guerre d’indépendance a été un véritable succès, la conclusion de cette guerre a porté à l’union du Piémont avec la Lombardie et aussi à l’annexion de l’Italie du Sud, de Parme, de Bologne, de Modène, de la Romagne, des Marches et de la Toscane.
1860, pendant la deuxième guerre d'indépendance, les duchés italiens s'unissent puis entrent avec la Lombardie dans le Royaume de Sardaigne, tandis que la Savoie et le comté de Nice sont cédés à la France.
1861, à l'issue de la deuxième guerre d'indépendance et de l'expédition des Mille, le Royaume d'Italie est constitué après l'annexion de la Romagne, des Marches et de l'Ombrie ainsi que du Royaume des Deux-Siciles.

La proclamation du royaume d’Italie (17 mars) est l’une des conquêtes les plus importantes du Risorgimento.
1866, Troisième guerre d'indépendance, à l'issue de laquelle, la Vénétie restée autrichienne est rattachée au Royaume d'Italie.
1870 l'unification italienne est achevée par l'absorption des États pontificaux : Rome devient la capitale du Royaume d'Italie.

En même temps naît le principe de "nationalité"; pour les libéraux, ce principe, hérité de la Révolution française, signifie liberté et souveraineté populaire, pour les conservateurs, il signifie fidélité à la tradition et à l'ordre social ancien; pour d'autres il représente une communauté de langue, de culture, de sang et de patrie.

La cession de la Vénetie

Lors de la guerre austro-prussienne de 1866, l'empire d'Autriche et la Prusse se disputent la suprématie sur les États allemands.

Le royaume d'Italie y voit l'occasion de s'emparer de la Vénétie sous contrôle autrichien et s'allie à la Prusse.

L'Autriche tente de convaincre le gouvernement italien d'accepter la Vénétie en échange d'une non-intervention.

Le 8 avril, l'Italie et la Prusse signent un accord concédant la souveraineté de la Vénétie à l'Italie et cette dernière déclare la guerre à l'Autriche le 20 juin.

Dans le cadre de l'unification italienne, la guerre austro-prussienne est connue sous le nom de Troisième guerre d'Indépendance.

Victor-Emmanuel se met à la tête d'une armée et traverse le Mincio pour envahir la Vénétie alors que Garibaldi doit envahir le Tyrol avec ses chasseurs alpins.

Le scénario tourne à la catastrophe lorsque l'armée italienne se heurte aux Autrichiens à Custoza le 24 juin et subit une grave défaite.

Le 20 juillet, la Regia Marina perd la bataille de Lissa. L'Italie n'est cependant pas anéantie puisque, dès le lendemain, les troupes volontaires de Garibaldi défont les Autrichiens lors de la bataille de Bezzecca, et se dirigent sur Trente.

Pendant ce temps, le chancelier prussien, Bismarck, considère que sa guerre est terminée et signe un armistice avec l'Autriche le 26 juillet.

L'Italie, lâchée par son alliée, dépose officiellement les armes le 21 août. G

aribaldi reçoit l'ordre d'arrêter son avancée et il répond par un télégramme d'un seul mot : « Obbedisco » (« J'obéis »).

En dépit du peu de succès remporté par l'Italie, la victoire de la Prusse sur le front nord à Sadowa contraint l'Autriche à céder la Vénétie. Lors du traité de paix signé à Vienne le 12 octobre, l'empereur François-Joseph tente une manœuvre en la cédant à la France. Le but est de la garder hors des mains italiennes tout en courtisant la France et de briser ainsi les relations entre Victor-Emmanuel et Napoléon III.

C'est un échec, car ce dernier cède la Vénétie à l'Italie le 9 octobre en accord avec le traité franco-italien concernant l'annexion de la Savoie à la France.

Les forces autrichiennes tentent de s'opposer aux Italiens, mais sans succès.

Victor-Emmanuel entre triomphalement à Venise.

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Pour aller plus loin

Le Musée national du Risorgimento Italien  à Turin est le plus important des musées italiens historiques.
Il traite de l'unification politique du pays accomplie au XIXe siècle depuis les révolutions de la fin du XVIIIe siècle. Il se situe actuellement dans le palais Carignan,
et expose notamment une reconstitution du cabinet de travail du comte de Cavour et de la chambre où est mort le roi de Sardaigne Charles Albert de Savoie, ainsi que l'originale Chambre des députés du Parlement du Royaume de Sardaigne.

A voir absolument si vous êtes intéressés et que vous passez par Turin.

Rome

Les territoires encore sous contrôle pontifical restent sous la protection des troupes françaises.

Après la bataille de la Porte Pia le 20 septembre 1870, le plébiscite du 2 octobre suivant confirme l’annexion de Rome au royaume d’Italie.

Après Turin en 1861, puis Florence en 1865, la capitale de l’Italie est installée à Rome en juin 1871.

Le pape Pie IX excommunie Victor-Emmanuel II, jetant ainsi les prémisses du « non expedit » qui sert de règle à la vie politique des catholiques pendant près d'un demi-siècle. Réfugié au Vatican, où il se considère comme prisonnier, le souverain pontife déclenche la controverse politique relative au rôle dévolu à la « Ville éternelle », à la fois capitale politique et temporelle : c’est le début de la Question romaine, laquelle sera définitivement réglée en 1929 par les accords du Latran.

Ces accords sont un ensemble de trois textes diplomatiques dont le plus connu est le traité entre le Saint-Siège et l’Italie.

Ils sont signés au palais du Latran le 11 février 1929 entre le royaume d'Italie, représenté par le président du Conseil des ministres Benito Mussolini, et le Saint-Siège, représenté par le cardinal Pietro Gasparri, secrétaire d'État du pape Pie XI. Ratifiés le 7 juin 19291, ils mettent fin à la « question romaine », survenue en 1870 après la prise de Rome et son annexion par la monarchie italienne.

Ils réduisent la souveraineté temporelle du pape au seul État de la Cité du Vatican. Ils confirment que la religion catholique, apostolique et romaine demeure la seule religion de l'État italien, conformément au statut du royaume de 1848.

De tous les anciens États italiens, seul Saint-Marin ne participe pas à l'unification.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, on pouvait considérer que, selon la définition de Metternich, l’Italie n’était rien de plus qu’une « expression géographique ».

L’unification italienne est donc un événement majeur de l’histoire de l’Europe dans la mesure où elle a transformé l’expression géographique en réalité politique. Mais si tout le monde est d’accord pour dire que l’unification a constitué un tournant dans les relations internationales, les interprétations divergent en revanche quand il s’agit de le replacer dans son contexte.

Certains historiens voient dans cette naissance de l’Italie un phénomène spécifiquement italien, sans lien réel avec les conjonctures de l’époque.

D’autres au contraire, estiment que l’unification italienne s’inscrit dans un processus commun, non seulement à toutes les nations d’Europe, mais encore à celles du monde entier : une Révolution universelle venue bouleverser les structures sociales que le temps rend nécessairement obsolètes.

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